Vaincre la timidité

Vaincre la timidité

Vaincre la timidité

Vaincre la timidité en 3 stratégies

Contrairement aux idées reçues, la timidité n’a rien à voir avec une maladie. Toutes les études ont prouvé qu’elle est éducationnelle.

Comment la timidité se manifeste t’elle ?

Un timide se renferme sur lui même avant de prendre la parole et ressent de la honte avant de s’exprimer. Je n’ai encore rien dit et je ressens fortement de la honte en anticipation.
– Le timide a subi beaucoup de pression sur les résultats dans l’enfance, et sur les attentes.
– Ainsi qu’une comparaison possible avec un semblable,
La timidité tire ses origines d’une attente inconsidérée sur l’enfant par les parents.
Ainsi, tout devient un enjeu pour un timide puisqu’il sait qu’il est attendu sur les résultats obtenus. Des résultats qui doivent être excellents, forcément. Or, être tout le temps comparé et avoir une pression forte engendre rapidement une peur de communiquer à cause de la peur d’être considéré comme pas bon. Pour ne pas décevoir l’autorité, le timide inhibe son discours et préfère ne pas communiquer avec les autres et prend le risque de ne se positionner que dans un monde intérieur.
Communiquer = comme (avec) + niquer (De Nike= la déesse de la victoire). Communiquer c’est célébrer la victoire ensemble.
Quand je communique je dois avoir envie de célébrer, de partager quelque chose. Si je ne célèbre plus en le disant aux autres ce que j’ai à dire, alors je m’enfouis dans mon
monde intérieur.

Le timide est un communiquant qui se tait

Le timide est donc un très grand communiquant bafoué parce qu’à la base il a envie de communiquer, de transmettre de l’information et que ça ne lui a pas été permis dans son enfance.
L’enfant écoute les grands et a envie de prendre la parole pour faire pareil. Il veut être cool lui aussi. Et tout d’un coup ses parents (l’autorité) lui disent de ne pas faire l’intéressant devant d’autres personnes. L’enfant qui voulait participer se trouve humilié en public.
On n’a pas besoin d’humilier publiquement quelqu’un pour qu’il ressente de l’humiliation.Même si un recadrage d’un enfant est fait avec bienveillance, l’enfant en ressent de la honte devant les autres. Un schéma répétitif devient une loi car il a été prouvé d’un point de vue neurologique qu’une information répétée plus de 3 fois devient un pattern.
A force d’avoir envie de communiquer et d’être rejeté l’enfant va intégrer cela comme un comportement usuel.

La mécanique qui se met en place

Le système amygdalien est une partie du système limbique qui analyse ce que l’on fait et recherche les situations qui s’en rapprochent le plus pour donner l’information du comportement alors adopté et des émotions ressenties. Ce système amygdalien est impliqué dans l’apprentissage associatif et dans les réponses comportementales et végétatives, et en particulier dans la peur et l’anxiété Ce système a enregistré plusieurs fois que quand j’allais parler alors j’allais prochainement avoir honte. Donc il prend spontanément le contrôle lorsqu’il détecte une situation de prise de parole et me retourne les sensations vécues dans des circonstances semblables. Il en résulte que je ressens de la honte en anticipation de ma prise de parole.
Par exemple, je dois parler en public dans une ambiance qui m’est favorable avec un public intéressé. Je vais vivre la situation de prise de parole en public et le cerveau amygdalien va chercher une situation approchante déjà vécue. Il tombe (bien sûr) sur la situation de la honte de la prise de parole et de la difficulté à m’affirmer quand j’étais enfant. Même si je veux partager quelque chose d’intéressant et d’opportun : je ne peux pas le faire !
Un timide est quelqu’un qui communique. Mais qui a mis un système de pensée qui anticipe un sentiment de honte avant même de parler. Il s’interdit donc de communiquer. Le timide se coupe donc de la relation avec les autres.

3 Stratégies pour changer :

1. A petits pas :
Ce sont les petites actions du quotidien qui vont faire la différence, et pas des coups d’éclats sporadiques. Je suis la somme de l’ensemble de mes plus petites habitudes.
Je dois transformer des petites habitudes plutôt que des grandes choses qui ne se reproduiront pas. Donc je dois oser sur de petites choses et me challenger un tout petit peu sur ces petites choses en sortant de ma zone de confort.
2. Je déporte mon attention sur les autres :
si je m’intéresse aux autres, alors j’oublie ma petite névrose de timide. Je vais vers les autres en parlant avec eux et en leur posant des questions sur eux. Plus je m’intéresse aux autres plus ils s’intéressent à moi. Comme je m’intéresse à eux, je me tourne vers eux, je n’ai pas besoin de faire l’effort de prendre la parole en public : je ne fais juste que poser des questions. Je ne m’affiche pas et donc je peux le faire.
Je me centre sur les autres avec une vraie intention de les connaître.
3. Je m’entraîne :
uisque je pense que je vais avoir honte, je me prépare seul à ces situations. Parce que le cerveau ne fait pas la différence entre la situation réelle et une situation inventée de toute pièce. Quand je seul et que j’ai un peu de temps, je m’imagine prendre la parole en public et qu’alors tout se passe bien. Je ressens la situation avec tous mes sens dans tous les détails et ainsi je recrée une nouvelle situation pour mon cerveau amygdalien. En temps voulu il retrouvera cette situation agréable et positive et l’appliquera dans une situation similaire où je devrai prendre la parole en public.

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